Délégationde Haute-Loire

Journée diocésaine à Aiguilhe

Le lundi 29 octobre 2012 se sont retrouvés dans la salle polyvalente d’Aiguilhe des membres de différentes équipes du diocèse, pour échanger et célébrer sur le thème « Les passages dans nos vies », dans le prolongement du voyage de l’Espérance à Nîmes.

Le 29 octobre 2012 à Aiguilhe.

Cette journée avait pour ambition de rassembler le plus de personnes possible : bénévoles, personnes accueillies et d’autres qui voudraient connaître le Secours Catholique. Trois types d’activités étaient proposés : des échanges en carrefours, des visites et un temps de célébration. Les visites, en début d’après-midi, nous ont permis de découvrir ou de redécouvrir la chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe ou la cathédrale du Puy.

Après avoir écouté le témoignage de Pierre Favre, ancien chanteur punk, dans un entretien réalisé par KTO TV, après avoir entendu celui de Guy Faure (Aurec), nous avons échangé en carrefours :

- Que recevons-nous de ces témoins ?

- Quels passages ont-ils vécus et quels passages vivons-nous nous-mêmes ?

- Comment dans l’Évangile (Luc 19,1-10), Zachée a-t-il fait son passage accompagné par Jésus ?

Voici les grandes lignes de nos échanges :

1. En écoutant les témoignages, nous avons constaté qu’il y avait, dans la vie des personnes qui se sont exprimées, un contexte de recherche de sens : « Je ne m’aimais pas », disait l’un… « Je vivais dans l’idolâtrie », disait l’autre. Pour faire le passage, il y fallait un « déclic » : ce fut la rencontre d’une personne pour l’un, le « chemin de Saint-Jacques » pour l’autre… avec des temps de silence (« on se pose »), des appels à l’abandon, à la confiance.

2. Nous nous sommes redit des convictions ou des souhaits :
- Nous sommes tous en recherche de sens ;
- Notre vie est faite de « passages » ;
- La solitude fait encore beaucoup de « dégâts » même si les apparences sont trompeuses ;
- Il est important de pouvoir parler à quelqu’un et d’être écouté par quelqu’un qui a l’intelligence du cœur. Cette intelligence permet de « capter » l’autre, d’essayer de comprendre les passages qu’il est en train de vivre. On juge trop vite.
- Le fait d’avoir traversé des difficultés peut nous permettre de comprendre les autres. « Nos faiblesses peuvent nous rapprocher des autres. »
- Nous n’avons jamais fini d’apprendre la disponibilité, l’écoute, le partage des soucis. « Aider, accompagner quelqu’un, c’est accepter de ne pas tout comprendre » (Raoul Follereau), d’autant plus que nos solutions ne sont pas forcément les siennes, il doit les trouver lui-même, même si nous pouvons l’accompagner.

3. Comme Zachée :
- Nous avons besoin de rencontrer Jésus. « Nul ne va au Père sans passer par moi » (Jean 14,5)
- Chacun d’entre nous a besoin de s’entendre dire : « C’est chez toi que je dois aller. »
- Nous avons besoin de Le recevoir « avec joie »… même si « c’est un sacré bazar » de recevoir Jésus…
- Ce regard de Jésus peut être celui des autres : « Lorsque je n’avais pas de toit, c’est le Secours Catholique qui m’a accueilli. »
- Nous sommes invités à comprendre que tout cela peut se passer « aujourd’hui »

La célébration (facultative) nous a permis de réentendre des appels fondamentaux de l’Évangile autour de la rencontre de Jésus et de Zachée et de prier pour que nous soyons un peu plus en cohérence avec ces appels…

Merci aux bénévoles de l’équipe d’aumônerie et de l’équipe du Puy qui ont préparé cette journée.

Marc Roux, aumônier diocésain

Imprimer cette page

Faites un don en ligne