Délégationde Haute-Loire

Journée nationale du Secours Catholique à Brioude

Journée nationale du Secours Catholique à Brioude

publié en novembre 2018

La journée mondiale des Pauvres, voulue par le pape François, coïncidait ce 18 novembre 2018 avec la Journée nationale du Secours Catholique.

L’équipe de Brioude a accueilli dans ses locaux sept jeunes de l’aumônerie, garçons et filles. Pierre de Veyrac, leur aumônier, était là ainsi que Baptiste, séminariste stagiaire. La rencontre s’est faite autour d’un bon petit déjeuner ce qui leur a permis d’échanger, de partager. Les jeunes ont découvert le Secours Catholique ; certains sont même prêts à devenir bénévoles. Bienvenue chez nous !

La messe qui a suivi était très vivante : les chants avaient été choisis par les jeunes et c’est Clémence qui dirigeait ; guitare, trompette et orgue étaient là pour les accompagner.

Une courte prière préparée par deux membres de l’équipe annonçait les offrandes : de belles choses réalisées (tableaux de paperolles) pour la Journée mondiale du refus de la misère (17 octobre) étaient présentées à l’autel. L’assemblée a pu découvrir le talent des artistes du jour et l’histoire de Dominique, qui a témoigné de sa nouvelle vie à Brioude. Il a été chaleureusement applaudi !

Après la messe tous ceux qui voulaient ont pu prendre l’apéritif au local.

Une belle matinée dans la joie du partage.

Texte de Dom lu pendant la messe
(écrit durant un atelier d’écriture dans le cadre du projet « Dis-moi où tu vis » [1])

Là où je vis, c’est assez petit, 13 m² et pas très reluisant. Mais j’aime mon chez moi car c’est chez moi.

J’habite en Auvergne depuis un an, je trouve que c’est une belle région.
Avant, j’étais SDF, je dormais dans des squats, des hébergements d’urgence et autres endroits. J’apprécie donc ce que j’ai.

J’ai l’équipement nécessaire : un frigo, plaques chauffantes ; radiateur, douche, toilette et même une connexion internet (une Livebox). Je ne suis pas matérialiste mais j’aime bien mon petit confort.

Dans mon chez moi, je vis seul : pas de famille, pas d’ami véritable, pas d’animal de compagnie ni même de plante verte. Ainsi, tout reste possible, car pas d’aliénation à quelqu’un ou quelque chose.

Je crois que je vis dans mon monde et j’aime cela. Enfin, pas toujours quand même, car la vie est faite de paradoxes.

Sinon, en dehors, je croise des gens parfois : mon voisin M. B, un gars tranquille qui passe son temps à fumer […]. De mon côté, je brûle de l’encens indien : cela harmonise les senteurs.

La femme de ménage qui s’occupe de l’entretien du couloir et des lieux communs ? Une âme simple et un cœur entier.

Les autres voisins que je croise au hasard en coup de vent : un bonjour poli, rien de plus. De bonnes relations de voisinage…

Dom

[1] En savoir plus sur le projet : « Dis-moi où tu vis ».

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