Délégationde Haute-Loire

Crise sanitaire

Maintenir un lien fraternel avec les plus fragiles

Pendant cette crise, le Secours Catholique en Haute-Loire se mobilise et poursuit son soutien en faveur des plus fragiles. La crise sanitaire a bousculé ses façons de faire, elle s’adapte pour répondre aux besoins.

publié en avril 2020

Cette mobilisation a permis aussi de voir l’importance de tous les "acteurs" de la délégation en Haute-Loire et des liens qui les unissent. Voici, face à cette crise sans précédent, décrites les adaptations et réponses qu’ils ont apportées dans la poursuite de leur mission.

1 - Il nous faut maintenir le contact avec les bénévoles de nos équipes et avec les personnes accompagnées et nous assurer auprès des équipes que leur action est conforme avec les règles de l’urgence sanitaire : âge, lettres de mission, conditions de distribution. Une réunion hebdomadaire des membres du bureau départemental est organisée.

2 - Il nous faut lutter contre l’isolement, > communiquer avec tous à partir de la* Newsletter « Confinés mais dans l’espérance  » qui rassemble nouvelles, et informations > informer sur les dispositifs mis en place contre les violences faites aux femmes ou aux enfants , l’aide psychologique, par La Poste, les Restos du cœur, le CCAS, > donner et prendre régulièrement des nouvelles par téléphone des uns et des autres, des équipes, d’un membre du Bureau, > partager des lectures des textes de réflexion, de Jean Rodhain, fondateur, de notre aumônier..., des poèmes et expressions de personnes confinées, des peintures, > organiser des conférences téléphoniques, notamment pour les personnes qui n’ont que le téléphone fixe, > * proposer une assistance téléphonique > maintenir les activités, dans le respect du confinement : À Brioude, Véronique continue ses ateliers d’écriture par téléphone ou messagerie. Une attention particulière est portée aux personnes accompagnées.  À Yssingeaux, l’aide en mobilier se poursuit

3 - Contribuer à l’aide alimentaire : Par une distribution de chèques multi services (CMS) sauf à St-Julien et St-Paulien où une distribution directe et sécurisée existe.

Dans les équipes :

  • À Aurec, un partenariat est mis en place avec le magasin Casino et réponse a été apportée à trois demandes d’assistante sociale de chèques alimentaires qui ont été déposés dans les boîte aux lettres des bénéficiaires.
  •  Au Puy, une distribution de CMS,a été entreprise lundi dernier avec RESF en faveur des familles de déboutés suivies par l’équipe qui n’a pas constaté de détresse particulière par ailleurs.
  • À Brioude, l’équipe continue de soutenir les plus fragiles en maintenant l’aide alimentaire par la distribution de chèques-services, en lien avec les services sociaux , l’UDAF par exemple. Deux familles migrantes sont également bénéficiaires de ces aides.
  •  À Emblavès, aucune demande des assistantes sociales à signaler, la famille déboutée continue d’être accompagnée. 
  • À Monistrol, nous avons pu répondre à des demandes d’aides alimentaires. Une bénévole a joué le rôle de facteur pour déposer les chèques-services dans les boites aux lettres des familles.
  • À Dunières-Montfaucon - Le Chambon, des bénévoles vont chercher des colis de la Banque alimentaire pour les porter aux bénéficiaires. En appui à l’épicerie solidaire du Puy qui ne peut plus assurer de distribution en nature.

Nous avons commandé d’autres chèques en prévision des difficultés économiques des plus démunis qui risquent de s’amplifier. Un appel aux dons national a été lancé.

Il existe aussi des tickets-service d’État réservés aux personnes en errance ou en urgence alimentaire.

4 - Poursuivre l’accompagnement scolaire pour maintenir le lien.

Nous avons demandé aux bénévoles de se rapprocher des familles dont ils accompagnent les enfants afin de savoir s’ils ne sont pas en perdition d’apprentissage et si besoin, d’y remédier en fonction des moyens de chacun sachant que la limite peut être l’équipement technique.

Nous avons recensé les besoins en téléphone ou tablette. Des contacts ont été pris auprès des établissements scolaires et auprès des familles .

5 – Assurer une communication et le plaidoyer

  • La pétition nationale, lancée par la présidente nationale Véronique Fayet, avec d’autres associations a été relayée : elle semble avoir porté ses fruits.
  • Des contacts sont en train de se prendre avec les députés pour insister sur les besoins des personnes en précarité.
  • Des contacts ont été pris aussi avec le département, en particulier avec le vice-président, Michel Décolin et les services sociaux territoriaux.
  • Nous recevons un communiqué quotidien de la cellule de crise nationale ; une visioconférence régionale a lieu chaque semaine.
  • Un communiqué de presse a été envoyé aux médias.
  • Le site du diocèse relaie notre Newsletter.

Quelques images :

  •  À Aurec, Guillaume*, anciennement sans domicile, engagé dans l’équipe, a été atteint par le Covid. Aujourd’hui, remis, il a fait don de plasma pour aider au traitement.
  • À Brioude, un groupe WhatsApp a été organisé entre tous, bénévoles et personnes accompagnées. Deux personnes écrivent chaque jour, dans le journal du confinement mis en place par les « Tisseurs de mots  » sur internet. Alice* téléphone chaque jour à une pensionnaire d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), pour lui lire son texte.
  • À Lantriac, l’équipe a décidé de faire un geste envers le personnel soignant de l’Ehpad, le Grand pré, en lui offrant chocolats et madeleines avec une carte du Secours Catholique.
  • À Yssingeaux, on a fourni de quoi coucher un nouveau-né.

* Le prénom a été changé.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les éditions de notre newsletter « Confinés mais dans l’Espérance  »

Imprimer cette page

Faites un don en ligne